Le SNPM, syndicats majoritaire de la police municipale, appelle ces fonctionnaires à cesser de verbaliser par timbre-amende.
C'est au tour des policiers municipaux de montrer leur ras-le-bol, par l'intermédiaire du Syndicat National des Policiers Municipaux (SNPM), syndicats majoritaire, qui appelle à une grève
immédiate de la verbalisation des infractions par timbre-amende.
Si ces fonctionnaires sont obligés de continuer à dresser des procès-verbaux (PV) , ils peuvent en choisir la modalité, c'est pourquoi les policiers qui suivent le mouvement sont appelés à
reprendre l'ancien procédé d'enregistrement des PV. D'ores et déjà, et alors que le mouvement vient d'être lancé, nous a précisé le syndicat, une soixantaine de polices municipales ont assuré
qu'elles se joignaient au mouvement.
Beaucoup plus contraignant, obligeant les fonctionnaires à repasser par le poste de police pour enregistrer les infractions, ce retour en arrière devrait fortement réduire le nombre des PV
dressés par la police municipale. Conséquence: une charge de travail supplémentaire pour leurs collègues de la gendarmerie et de la police nationale.
Le syndicat dénonce "le refus" du ministère de l'Intérieur "d'aborder le volet social des policiers municipaux", et réclame "une revalorisation sérieuse de toutes les grilles de salaires des
policiers municipaux", à l'égale de leurs collègues de la police nationale, ainsi que "la bonification d'une annuité tous les 5 ans et l'intégration de l'ensemble des primes pour le calcul des
droits à la retraite".
En guise de conclusion, le SPNM rappelle, dans un communiqué, qu'une réunion avec les organisations syndicales devrait être organisée au mois de janvier prochain par le ministère de l'Intérieur,
et l'appelle à "revoir sa copie pour apaiser les tensions", alors qu'aucun ordre du jour n'a été communiqué aux syndicats, précise le SNPM.